Fonction publique : alerte sur la menace fasciste

La CNT dénonce le manque de moyens dans les ser­vices publics, qui se tra­duit par des condi­tions de tra­vail dégra­dées pour les travailleur·euses de la fonc­tion publique, et des condi­tions d’accueil et de prise en char­gé dégra­dées pour les usager·es. Nous dénon­çons aus­si le gel des salaires, qui se tra­duit concrè­te­ment par une baisse nette de nos reve­nus.

Nous vou­lons aus­si pro­fi­ter de cette grève de la fonc­tion publique pour aler­ter sur une poten­tielle arri­vée au pou­voir de l’extrême-droite à l’échelle hexa­go­nale, et ses consé­quences sur la fonc­tion publique, ses travailleur·euses et ses usager·es.

On entend par­fois la petite ritour­nelle sui­vante : « le RN, on n’a jamais essayé… pour­quoi pas ? » Sauf que his­to­ri­que­ment, c’est faux : l’extrême-droite, en France, on a déjà essayé, ça a don­né Pétain, et la col­la­bo­ra­tion avec l’Allemagne nazie de Hitler. Rappelons d’ailleurs que par­mi les fon­da­teurs du FN, il y avait un cer­tain nombre d’anciens col­la­bos et de Waffen SS.

Les récentes accu­sa­tions de pro­pos anti­sé­mites attri­buées à Bardella par Mediapart sont là pour témoi­gner que le vieil ADN raciste et anti­sé­mite est tou­jours pré­sent au RN mal­gré les ten­ta­tives de dédia­bo­li­sa­tion.

C’est aus­si oublier que, par­fois depuis plu­sieurs man­da­tures, le RN est à la tête d’un nombre d’exécutifs locaux de plus en plus impor­tant, avec plus d’une soixan­taine de com­munes désor­mais diri­gées par l’extrême-droite. Là, les consé­quences pour les usager·es sont très concrètes : les retraits de sub­ven­tion ciblent tou­jours les plus pré­caires dans la socié­té, à savoir les mino­ri­tés de genre, les per­sonnes raci­sées, les pauvres. La culture fait aus­si sou­vent les frais de ces pré­ten­dues éco­no­mies.

Pour les travailleur·euses des col­lec­ti­vi­tés locales, les consé­quences sont sou­vent dra­ma­tiques. Ces mai­ries s’attaquent sou­vent aux locaux syn­di­caux, par­fois occu­pés depuis des décen­nies, et qui servent à accueillir les travailleur·euses pré­caires à la recherche d’un sou­tien face à un patro­nat de plus en plus vorace.
Enfin, rap­pe­lons que les syn­di­ca­listes des col­lec­ti­vi­tés locales sont sys­té­ma­ti­que­ment attaqué·es par les exé­cu­tifs d’extrême-droite, ce qui concrè­te­ment rend la défense des droits des travailleur·euses de la fonc­tion publique ter­ri­to­riale presque impos­sible dans cer­taines com­munes, alors que les syn­di­ca­listes sont réprimé·es par des pro­cé­dures baillon et des mises au pla­card, quand iels ne sont pas pure­ment et sim­ple­ment menacé·es de licen­cie­ment.

Donc si ! L’extrême-droite et le RN, on a déjà essayé… et on n’en veut pas, ni à l’échelle locale, ni à l’échelle hexa­go­nale ! Ni aujourd’hui, ni demain, et plus jamais !

¡ No pasarán !