Samedi 20 mars – 13h12 Place Ch. De Gaulle – Contre le Racisme d’Etat et les violences policières

Journée internationale contre les violences policières
Journée internationale contre le racisme

On étouffe. De l’air !
Contrôles au faciès et har­cè­le­ment poli­cier dans les quar­tiers : la police étouffe les jeunes, la jus­tice étouffe les affaires. Et viennent les lois puni­tives de sécu­ri­té glo­bale et contre le pré­ten­du sépa­ra­tisme. De moins en moins de droits pour cir­cu­ler, se ras­sem­bler, mani­fes­ter…
Frontières fer­mées aux migrant.e.s, des mil­liers de mort.e.s, noyé.e.s en mer, asphyxié.e.s dans des camions, tué.e.s sur les routes, dans la rue.

C’est la liber­té qu’on étouffe
Les dis­cours de haine à l’encontre des Sans Papier du ministre de l’Intérieur, les polé­miques isla­mo­phobes de la ministre de l’enseignement supé­rieur, des jour­na­listes ou « experts » fachos se relayant sur les pla­teaux télés pour affir­mer que Trappes ce n’est plus la France à cause des Musulman.e.s :
on étouffe.

L’extrême droite légi­ti­mée par les dis­cours ambiants, des milices iden­ti­taires qui ne cessent leurs exac­tions à l’encontre des migrant.e.s, on étouffe !
Des milices d’État van­da­lisent les cam­pe­ments de réfugié.e.s, les pho­to­graphes jour­na­listes ont l’interdiction de témoi­gner : on crève les yeux de la presse et on étouffe la voix de migrant.e.s pour ne pas faire entendre les appels à l’aide, le bruits des noyades, des vio­lences subies et les cris de colère.

C’est la soli­da­ri­té qui étouffe.
L’Union Européenne lutte contre la pro­pa­ga­tion du virus mais bloque les migrant.e.s dans des cam­pe­ments insa­lubres en Grèce. Le gou­ver­ne­ment enferme des sans-papiers dans les centres de réten­tion, pré­ca­rise les foyers de travailleurs.euses immigré.e.s, laisse les migrant.e.s à la rue, les jeunes isolé.e.s sans pro­tec­tion, les sans-papiers sans accès aux droits.
Cette poli­tique anti-migra­toire, mâti­née d’islamophobie, de natio­na­lisme et d’autoritarisme vou­drait cas­ser toute soli­da­ri­té envers les per­sonnes migrantes, les sans-papiers.
Les Obligations de Quitter le Territoire Français (OQTF) pleuvent, la plu­part du temps accom­pa­gnées d’Interdiction de Retour sur le Territoire Français (IRTF).
La stra­té­gie est d’invisibiliser tout en se ser­vant de leur force de tra­vail essen­tielle.
Mais, depuis mai 2020, le mou­ve­ment des sans-papiers et la Marche des Solidarités s’opposent avec déter­mi­na­tion et cou­rage à cette poli­tique. Partie pre­nante du mou­ve­ment social d’opposition à la poli­tique du gou­ver­ne­ment, elles et ils ont ouvert la voie en bri­sant l’interdiction de mani­fes­ter le 20 mai 2020 et en construi­sant un mou­ve­ment qui a inves­ti la rue et les routes de France avec les Acte 1, 2, 3 et 4.

C’est l’égalité qu’on étouffe.
C’est l’avenir qui étouffe.
De l’air !

Le 20 mars on mani­feste pour :
• La liber­té de cir­cu­la­tion et d’installation. La régu­la­ri­sa­tion des sans-papiers.
• La pro­tec­tion auto­ma­tique, dès leur arri­vée, des jeunes étran­ger-ère‑s iso­lé-e‑s
• La fer­me­ture des centres de réten­tion.
• L’égalité des droits pour touTes dans tous les domaines (tra­vail, loge­ment, san­té, édu­ca­tion…).
• Le droit de vote des étrangerEs.
• La fin des contrôles au faciès et des vio­lences poli­cières.
• Vérité et Justice pour les familles de vic­times. Abrogation de la loi sécu­ri­té glo­bale.
• L’abrogation de la loi sépa­ra­tisme.
• La fin des dis­cours stig­ma­ti­sants.

A Rennes comme ailleurs les per­sonnes sans-papiers vivent dans la peur de la police et du contrôle au faciès.
Les vio­lences poli­cières et le racisme d’État trouvent leurs vic­times aus­si par­mi les per­sonnes exi­lées, les sans-papiers…

C’est une véri­table chasse aux migranTEs qui s’opère
Par une mul­ti­pli­ca­tion des obli­ga­tions de quit­ter le ter­ri­toire et assi­gna­tions à rési­dence (en vue de mieux les expul­ser par char­ters à tout moment).
Par un fichage des mineurs non accom­pa­gnés en vue de les exclure de toute pro­tec­tion à l’enfance.
Par une res­tric­tion du droit aux soins par la réforme de l’Aide Médicale d’État.
Par la déma­té­ria­li­sa­tion des ren­dez-vous en pré­fec­ture pour rendre l’accès encore plus dif­fi­cile
Par la créa­tion d’une salle d’audience en visio­con­fé­rence au Centre de Rétention : une annexe de la jus­tice sans garan­tie de pré­sence d’avocats et
d’interprètes, un exa­men des recours au rabais.
Par des condi­tions de vie inhu­maines au CRA de St-Jacques-de-la-Lande ( une police aux fron­tières vio­lente, aucun geste bar­rière pos­sible. )
Le 115 (loge­ment d’urgence) satu­ré et une pré­fec­ture qui ne répond pas à son devoir d’asile. Dans les jours pro­chains , des dizaines de per­sonnes vont se retrou­ver à la rue ! Nous exi­geons l’ouverture d’un centre d’hébergement ouvert 365j/​365, 24h/​24, sans aucune condi­tion.

La vio­lence et le racisme d’Etat font ain­si des ravages dans les quar­tiers, dans les mani­fes­ta­tions, au CRA, contre les migranTEs.
Les forces de l’ordre sont là pour sur­veiller, punir, et répri­mer les classes popu­laires et les per­sonnes raci­sées, migrantes ou non.
Nous sommes face à un sys­tème qui favo­rise la mon­tée du racisme, de l’islamophobie, des idées les plus nau­séa­bondes, qui nie les droits humains les plus élé­men­taires.

L’ inter-orga­ni­sa­tions de sou­tien aux per­sonnes exi­lées appelle à mani­fes­ter :

Samedi 20 mars
13h12 Place Ch. De Gaulle
Contre le Racisme d’Etat et les vio­lences poli­cières

A l’appel de : ACE – Attac Rennes.- Awa Gueye et le Collectif Vérité et Justice pour Babacar Gueye – UL CGT Rennes – Cimade
35 – UL CNT35 – CSP 35 – DAL 35 – Des Arbres et des Papiers – Ensemble 35 – FSU 35 – GL 14/​10 – GT Migrants FI Rennes -
Hirondelle – ICEM35-Pédagogie Freinet – JC35 – LDH Rennes – MIDAF – MRAP 35 – NPA Rennes – PCF Rennes – Solidaires 35
– SUD édu­ca­tion 35 – UCLRennes – Utopia56 rennes – UTUD

Tract_​20_​03_​21 Inter-orgas de sou­tien aux per­sonnes exi­lées